« Il faut cesser d’avoir peur et se souvenir de sa liberté pour agir. »

Avec son Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesse, Catherine Dufour propose un large choix de réponses à la sempiternelle question « Que veux-tu faire quand tu seras grande ? ». Car « materner, c’est très bien, faire le ménage, c’est nécessaire, et s’habiller sexy peut être agréable, mais ce ne sont pas les trois seules façons pour une fille de gagner sa vie. Il y en a beaucoup d’autres, souvent bien mieux payées. »

Aventurière, chef d’orchestre, chirurgienne, femme d’affaires, hackeuse, informaticienne, journaliste, paléontologue, photographe, sculptrice, star du rock… Plus de cinquante professions sont présentées dans ce livre et illustrées à chaque fois par deux portraits, celui d’une pionnière et celui d’une femme d’aujourd’hui. L’ouvrage renseigne également sur les études à suivre, les compétences requises, l’insertion professionnelle et l’espérance de vie, sur le ton de l’humour. Alors que l’insertion professionnelle d’un agent secret reste houleuse, les compétences requises pour devenir Prix Nobel reposent sur le fait de « s’intéresser au petit truc pas à la mode publié en page 45 de la revue Science. » Quant à la femme d’affaires, si elle bénéficie d’une insertion professionnelle excellente et peut avoir une retraite dorée dès la quarantaine, elle doit faire attention au burn out.

Au final, rien n’est impossible à condition d’être déterminée et passionnée. « Je me suis accrochée, c’est tout », rappelle Francine Leca, chirurgienne et fondatrice de l’association Mécénat chirurgie cardiaque enfants du monde. Et Anne Chopinet, major au concours de l’X, la première année où celui-ci est ouvert au filles en 1972, d’ajouter : « Il faut débrider sa liberté créatrice, ne pas se limiter a priori (…), il faut cesser d’avoir peur et se souvenir de sa liberté pour agir. »

Un guide des métiers qu’on lit avec plaisir, décalé et instructif qui déconstruit les stéréotypes de genre et encourage les jeunes filles à emprunter la voix professionnelle qui les attire.

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