Littérature islandaise

En Islande, les livres sont des objets sacrés, considérés comme une richesse nationale, et font partie du quotidien de tout islandais qui se respecte. Les écrivains et les poètes sont d’ailleurs admirés et nombreux sont les islandais à vouloir embrasser cette voix même si cela signifie vivre sans le sou. La production littéraire est d’ailleurs l’une des plus prolifiques au monde par habitant et on dit qu’un Islandais sur dix publie un livre dans sa vie.

Quand aux librairies, elles ne sont jamais vides et atteignent un pic de fréquentation en décembre. Dans les mois précédents sortent des centaines de romans, recueils de poésie, essais… c’est que l’on appelle là-bas la l’inondation des livres de Noël. Les Sagas sont un genre qui remporte un grand succès en Islande.

Et dans chaque roman islandais, vous croiserez certainement de nombreux lecteurs et des personnages de poète et de d’écrivain.

Audur Ava Olafsdottir (1958-)

Elle fait ses études en histoire de l’art à la Sorbonne de Paris et a longtemps été maître-assistante d’histoire de l’art à l’Université d’Islande. Directrice du Musée de l’Université d’Islande, elle est très active dans la promotion de l’art. À ce titre, elle a donné de nombreuses conférences et organisé plusieurs expositions d’artistes. Audur Ava Ólafsdóttir vit à Reykjavík avec ses deux filles.

Miss Islande 

Islande, 1963. Hekla, vingt et un ans, quitte la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík. Il est temps d’accomplir son destin : elle sera écrivain. Sauf qu’à la capitale, on la verrait plutôt briguer le titre de Miss Islande. Qu’importe ! Hekla trouve un petit boulot dans un restaurant et repousse les avances des clients insistants et indélicats. Le reste du temps, elle lit et elle écrit.

Lire l’article sur Miss Islande.

Miss Islande d’Audur Ava Olafsdottir, Editions Zulma, 2019. (Traduit de l’islandais par Éric Boury)

Jón Kalman Stefánsson (1963- )

Jón Kalman Stefánsson est un romancier, poète et traducteur islandais. Il grandit à Reykjavík et à Keflavík.

Après avoir fini ses études au collège en 1982, il travailla en Islande de l’ouest (dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie). Il entreprend ensuite des études en littérature à l’Université d’Islande de 1986 à 1991, mais sans les terminer. Pendant cette période, il donna des cours dans différentes écoles et rédigea des articles pour le journal Morgunblaðið. De 1992 à 1995, il vit à Copenhague, où il participa à divers travaux et s’adonna à une lecture assidue. Il rentra en Islande et s’occupa de la Bibliothèque municipale de Mosfellsbær jusqu’en 2000.

Son premier roman paraît en 1997 en Islande, mais c’est avec la trilogie romanesque composée de « Entre ciel et terre » (Himnaríki og helvíti, 2007), « La Tristesse des anges » (Harmur englanna, 2009) et « Le Cœur de l’homme » (Hjarta mannsins, 2011), qu’il s’impose dans le monde entier comme un écrivain de premier plan. Il a reçu de nombreuses distinctions dans l’ensemble des pays où son œuvre est traduite.

Ásta

À une lettre près, Ásta signifie « amour » en islandais (ást). Un prénom qui ne peut que porter chance songent certainement ses parents Sigvaldi et Helga à sa naissance. Trente ans plus tard, Sigvaldi se souvient. Peintre en bâtiment, il vient de perdre l’équilibre sur son échelle et se retrouve à terre. Immobile, sur le sol, les souvenirs affluent : l’agonie de son père, son amour destructeur pour Helga, sa rencontre avec Sigrid. Et il y a Ásta, sa fille, qui revient partout, à tous les moments de sa vie. A quinze ans, quand elle est envoyée un été dans un ferme isolée, dans les fjords de l’Ouest, Asta à 60 ans qui écrit à son amour qui l’a quitté, Ásta à Vienne, étudiante et qui tente de se suicider… Ásta, au caractère tempétueux, une héroïne blessée, en quête de bonheur et d’amour. L’amour… Ásta rappelle à son propos qu’«un seul et même chemin mène au bonheur et au désespoir».

« Jón Kalman Stefánsson est le premier écrivain à avoir introduit l’éternité dans les lettres islandaises, » Auður Ava Ólafsdóttir.

Ásta, de Jón Kalman Stefánsson, Traduit de l’islandais par Éric Boury, Grasset.