Chine – Trafic de fiancées

Le site Lemonde.fr pointe du doigt la hausse du trafic de femmes venant d’Asie du Sud-Est vers la Chine. Le phénomène n’est pas nouveau mais il semble s’amplifier dans un pays où naît 118,1 garçons pour seulement 100 filles. Désormais, chaque année, plus d’un million de Chinois ne trouveront pas chaussures à leurs pieds, faute de femmes.

De plus en plus de femmes d’Asie du Sud-Est passent illégalement en Chine, où elles sont vendues à des villageois ou forcées à se  prostituer. « Le nombre de femmes étrangères amenées clandestinement en Chine est sans aucun doute en hausse », affirmait Chen Shiqu, directeur du bureau de répression du trafic d’êtres humains du ministère de la sécurité publique le samedi 3 décembre dans le China Daily, qui n’a cependant pas donné de chiffre permettant de mesurer l’ampleur du phénomène. Ces femmes viennent en général de régions rurales pauvres du Vietnam, du Laos et de la Birmanie et sont souvent attirées par des trafiquants qui leur promettent un emploi bien rémunéré ou un mariage avec un riche Chinois.

Épouses ou prostituées

« Les victimes sont souvent vendues dans les régions rurales chinoises comme épouses de villageois locaux, ou contraintes à offrir des services sexuels dans des maisons de passe clandestines des régions côtières ou frontalières de la Chine, notamment dans les provinces du Guangdong et du Guangxi (sud), ainsi qu’au Yunnan (sud-ouest) », détaille M. Chen. Dans les campagnes chinoises, la famille du mari doit traditionnellement verser une dot considérable à celle de la bru. Aussi est-il fréquent que les moins fortunés se marient à moindre coût avec des femmes venues de régions pauvres. Ces femmes leur ont souvent été présentées par des trafiquants qui les « achètent » dans leur province d’origine pour les « revendre » ailleurs.

Le prix d’une femme varie entre 20 000 yuans (2 350 euros) et 50 000 yuans (5 870 euros) selon leur apparence et leur nationalité, d’après Jin Yulu, un responsable du poste frontière de Ruili, à la frontière birmane, interrogé par le China Daily.

Source : Lemonde.fr, avec l’AFP, du 3 décembre 2011.

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