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	<title>Womann&#039;s world</title>
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		<title>La santé des femmes en danger ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 16:07:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Hasard de calendrier… En ce 28 mai, lundi de Pentecôte dédié au financement de la dépendance, la Journée internationale d’action pour la santé des femmes, célébrée à cette date, ne pouvait que passer inaperçue. Et pourtant, les femmes doivent encore faire face à de nombreux obstacles quand il s’agit d’accéder à des services de santé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-santé-des-femmes.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">Hasard de calendrier… En ce 28 mai, lundi de Pentecôte dédié au financement de la dépendance, la Journée internationale d’action pour la santé des femmes, célébrée à cette date, ne pouvait que passer inaperçue. Et pourtant, les femmes doivent encore faire face à de nombreux obstacles quand il s’agit d’accéder à des services de santé de qualité. Etat des lieux.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est lors de la cinquième Rencontre internationale sur la santé des femmes, <strong>en 1987</strong>, au Costa Rica qu’a été créée la Journée d’action pour la santé des femmes. Après huit ans de campagne pour combattre la mortalité et la morbidité maternelles, les femmes ont estimé qu’il fallait recentrer leur action autour du phénomène de privatisation dans un contexte néolibéral. <strong>C’est pour cette raison que, depuis 1997, cette Journée internationale d’action a pour cible essentiellement les problèmes d’accès à des services de santé de qualité, accès considéré comme un droit des femmes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le contexte actuel, les femmes font face en effet à de nombreux obstacles et l’âge, la classe sociale, la race et l’origine ethnique sont des facteurs qui risquent de réduire davantage leur accès à des services de santé de qualité.<strong> Touchées davantage que les hommes par le chômage et le temps partiel alors même que les inégalités salariales persistent, les femmes doivent surmonter aussi des obstacles sexistes et culturels</strong>. Et quand on aborde des sujets tels que la <strong>contraception, la maternité, l’IVG, <a href="http://womanns-world.com/?p=714" target="_blank">l’excision</a>… les inégalités entre les femmes sont criantes de par le monde.</strong> A ce sujet, <strong><a href="http://www.madmoizelle.com/femmes-monde-sante-106016?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed:%20madmoiZelle%20%28madmoiZelle.com%29" target="_blank">madmoiZelle.com</a> vient de consacrer un article complet sur les femmes et la santé dans le monde en se penchant sur ces quatre thèmes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En Afrique, 21 millions de grossesses par an ne seraient pas désirées ; seules 25% des africaines ont un petit accès à la contraception et 59% des personnes séropositives sont des femmes. D’après les estimations, 1000 femmes meurent tous les jours en couche, dont 90% dans des pays en développement, et tous les ans, 15 millions de femmes ont une santé durablement détériorée à cause de leur grossesse. En 2003, on estimait à 42 millions le nombre d’IVG effectuées dans le monde et des politiques en la matière évidemment très différentes selon les pays. 130 millions de femmes sont excisées de par le monde ; en France, elles seraient 30 000.<strong> Face à ces chiffres, il est primordial de rester en alerte et de défendre coûte que coûte l’accès des femmes aux soins les plus élémentaires.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">Lire aussi :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://womanns-world.com/?p=714" target="_blank">Excision : où en est-on ? </a></p>
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		<title>« Kaboul : tu seras un garçon ma fille »</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 16:49:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>womann's world</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<description><![CDATA[En Afghanistan, des filles se travestissent en garçon dès leur plus jeune âge&#8230; par obligation en général, par choix parfois. On les appelle les bacha posh, littéralement &#171;&#160;celles qui s’habillent en hommes&#160;&#187;. Cheveux coupés ou dissimulés, poitrines gainées, vêtements masculins, elles sont libres de leurs  mouvements dans un pays où la rue appartient aux hommes. Ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-bacha-posh.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">En Afghanistan, des filles se travestissent en garçon dès leur plus jeune âge&#8230; par obligation en général, par choix parfois. On les appelle les <em>bacha posh</em>, littéralement &laquo;&nbsp;celles qui s’habillent en hommes&nbsp;&raquo;. Cheveux coupés ou dissimulés, poitrines gainées, vêtements masculins, elles sont libres de leurs  mouvements dans un pays où la rue appartient aux hommes. Ces <em>bacha posh</em> subviennent aux besoins de leur famille, fréquentent les garçons de leur âge, font du sport… découvrent la liberté. Mais cela n’a qu’un temps et quand arrive la puberté, il leur faut redevenir des filles, quitte à en payer le prix. Qui se cachent derrière les <em>bacha posh </em>? La réalisatrice Stéphanie Lebrun les a rencontrées et a recueilli leurs témoignages et celui de leurs proches. Un documentaire émouvant sur une coutume afghane ancienne, secrète et taboue.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a dix ans tombait le régime des Talibans, laissant place à l’espoir pour les milliers d’Afghanes. Et</strong> pourtant…  si peu de choses semblent avoir changé depuis. Pour certains observateurs, la situation se serait même détériorée. Plus de 80% des femmes sont toujours analphabètes et fréquenter l’école reste un acte de courage pour les Afghanes qui craignent les attaques à l’acide à chaque coin de rue. Mariées de force, elles subissent aussi la violence conjugale, en toute impunité. <strong>Leur quotidien : l’enfermement encore, entre quatre murs ou sous la burqua.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malgré le danger, certaines filles bravent les interdits. Elles sortent seules, sans voile, travaillent à leur gré, vont à l’école et disent ce qu’elles pensent. Leur secret ? Prendre l’apparence d’un garçon pour pouvoir vivre comme les hommes. On les appelle les <em>bacha posh</em>.</strong> Combien sont-elles ? Difficile à dire. Des centaines, peut-être des milliers. Mais si certaines se travestissent par choix pour profiter d’une liberté exclusivement accordée aux hommes, la plupart ont été transformées en garçon par leurs parents dès leur plus jeune âge. Un phénomène qui tire son origine d’une tradition ancestrale. <strong>Car, en Afghanistan, ne pas avoir de descendant mâle, c’est risquer l’opprobre sociale d’abord, mais c’est être condamné aussi à la misère économique.</strong> Or, une <em>bacha posh</em> peut travailler, accompagner ses sœurs faire les courses… faire vivre toute une famille quand le père n’est plus là.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais à la puberté, difficile de continuer.</strong> D’ailleurs, leurs proches leur imposent en général de redevenir des filles à part entière. Un retour à la réalité très difficile pour ces <em>bacha posh</em> qui ont connu la liberté et se retrouve brutalement de l’autre côté, derrière les murs d’une maison, sous le voile. <strong>Les séquelles psychologiques sont souvent lourdes</strong> pour elles qui ont vécu dans la peur d’être démasquées, mettant en danger leur famille. <strong>Et quid de leur identité ? Comment redevenir femme quand on a passé toute son enfance à se comporter en homme ?</strong> Chacune doit composer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour illustrer ce phénomène, Stéphanie Lebrun nous livre  dans son documentaire <em>Kaboul : tu seras un garçon ma fille</em>, quatre portraits bouleversants, quatre parcours différents qui éclairent le quotidien de ces <em>bacha posh</em>.</strong> Rencontre avec <strong>Shabina</strong>, 9 ans, déguisée en garçon, afin de pouvoir aider son père, amputé des deux jambes, à tenir son épicerie. <strong>Mariam</strong>, elle, a choisi de devenir <em>bacha posh</em>. A 14 ans, elle est la meilleure joueuse de tennis de l’Afghanistan et veut continuer à conserver ce statut le plus longtemps possible. Mais ses parents commencent à faire pression sur elle pour qu’elle redevienne une fille à part entière pour ne pas s’attirer la foudre des mollahs qui ne tolèrent cette pratique que jusqu’à la puberté. <strong>Jack</strong> a réussi à imposer son statut de <em>bacha posh</em> à sa famille, même si elle sait qu’elle la met en danger. Elle ne veut plus quitter ses habits d’homme, quitte à renoncer à l’amour. Quant à <strong>Naid</strong>, membre de l’équipe féminine de foot, elle a finit par rentrer dans le rang sous la pression de sa mère. Elle veut faire des études, se lancer en politique. Mais est-ce possible quand on est une femme en Afghanistan ? Alors Naid s’en remet à Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à la caméra et au talent de Stéphanie Lebrun, <strong>ce sont quatre Afghanes courageuses, déterminées, lucides que nous découvrons et qui n’ont de cesse de répéter le mot « LIBERTE » dans ce pays où prime le masculin.</strong> Un documentaire émouvant aussi qui nous fait prendre conscience que <strong>le combat des femmes est encore loin d’être gagné là-bas.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-20-2012/articles/p-15955-Kaboul-Tu-seras-un-garcon-ma-fille.htm" target="_blank">Le documentaire de Stéphanie Lebrun </a>sera rediffusé le 8 juin 2012, sur France 5, à 00 h 45.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce thème, je vous invite à voir également <strong>un film magnifique de Siddiq Barmak, <em>Osama</em>, qui a remporté trois prix au festival de Cannes en 2003</strong> (Un article sur ce film prochainement).</p>
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		<title>Olympe de Gouges, une femme en avance sur son temps</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 14:23:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Deuxième femme guillotinée de la Révolution française, après Marie-Antoinette, Olympe de Gouges fut une auteure prolifique et éclectique : un roman autobiographique, des dizaines de pièces de théâtre, près d’une centaine de pamphlets et d’essais, qui ont pour principaux sujets l’abolition de la traite négrière et l’égalité des sexes.  Et pourtant, Olympe de Gouges reste encore [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-Olympe.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;"><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Couv_158756.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1169" title="Couv_158756" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Couv_158756-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a>Deuxième femme guillotinée de la Révolution française, après Marie-Antoinette, Olympe de Gouges fut une auteure prolifique et éclectique : un roman autobiographique, des dizaines de pièces de théâtre, près d’une centaine de pamphlets et d’essais, qui ont pour principaux sujets l’abolition de la traite négrière et l’égalité des sexes.  Et pourtant, Olympe de Gouges reste encore peu connue du grand public. Un écueil auquel viennent de remédier Catel et Bocquet avec leur roman graphique, <em>Olympe de Gouges</em>, publié chez Casterman. Très bien documentée –trois ans de travail et 150 ouvrages lus –, cette biographie aux 400 planches est agréable à lire grâce aux dessins légers de Catel. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir une femme d’une grande modernité au destin hors-norme.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Née à Montauban le 7 mai 1748</strong>, Marie Gouze, future Olympe de Gouges, serait la fille naturelle du marquis Jean-Jacques Lefranc de Pompignan et d’Anne-Olympe Mouisset, fille de drapier, mariée à Pierre Gouze, boucher. <strong>Elle épouse à l’âge de dix-sept ans et en dépit de son attirance pour le poète Valette, protégé de Voltaire, Louis-Yves Aubry, originaire de Paris et officier de bouche.</strong> Celui-ci s’installe à son compte comme traiteur à Montauban. Le 29 août 1766, elle donne naissance à Pierre. En novembre, une crue du Tarn ravage Montauban ; noyades et « fièvres » touchent les habitants. Louis-Yves succombe à une maladie. <strong>Marie devient veuve à dix-huit ans. Elle est désormais libre de ses pensées, de ses mouvements</strong>, elle qui ne s’était pas particulièrement épanouie dans cette union pourtant de courte durée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 1767, Marie qui se fait désormais appelée Olympe de Gouges, rencontre Jacques Biétrix de Rozières</strong>. Celui-ci devient son amant et protecteur mais toujours Olympe refusera de l’épouser. En 1773, avec son fils Pierre, elle le suit à Paris où ce dernier est nommé Premier commis de la Marine à Versailles. Olympe retrouve sa sœur Jeanne, installée à Paris depuis 1756. <strong>En 1775, Olympe de Gouges fait deux rencontres décisives pour ses velléités d’auteur : Louis-Sébastien Mercier et le chevalier de Cubières</strong> qui resteront toujours parmi ses plus proches amis. Olympe est introduite dans le salon de la marquise de Montesson, l’épouse du duc d’Orléans. Entre 1780 et 1784, elle monte sa propre troupe de théâtre amateur. Son fils joue. Elle donne des représentations chez Mme de Montesson. Elle écrit également de nombreuses pièces.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Autre_158756.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1170" title="Autre_158756" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Autre_158756-237x300.jpg" alt="" width="237" height="300" /></a>En novembre 1788, Olympe de Gouges publie sa première brochure politique</strong> : <em>Lettre au peuple ou projet d’une caisse patriotique</em>. Elle propose un « impôt patriotique » et volontaire, incitant chaque Français à économiser sur son train de vie. Cet impôt servira à liquider les dettes de l’Etat.  Le 15 décembre, elle publie <em>Remarques patriotiques, vaste programme de réformes sociales</em>. En mai 1789, elle s’installe à Versailles pour assister à l’ouverture des états généraux qui a lieu le 5 mai. Ce même mois, elle publie le <em>Cri du sage, par une femme,</em> où elle prône l’entente entre les deux ordres que sont la noblesse et le tiers. Sa posture de monarchiste réformatrice ne plait pas aux ultraconservateurs de l’entourage de la reine qui raillent et vilipendent Olympe, mettant en cause ses bonnes mœurs. Elle répond aussitôt en publiant <em>Avis pressant, ou réponse à mes calomniateurs</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 11 juillet 1789, elle publie à 3 000 exemplaires</strong> <em>Séance royale</em> dans lequel elle se met à la place du roi pour écrire son discours à la nation et lui conseille d’abdiquer en faveur d’un régent – Olympe pense au duc d’Orléans. La brochure<em> Séance royale</em> est saisie ; <strong>on lui fait comprendre que son militantisme en faveur du duc d’Orléans risque de lui causer des ennuis plus graves. Elle finit par prendre ses distances avec le parti orléaniste.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 14 septembre 1791, elle publie une <em>Déclaration des droits des femmes et de la citoyenne</em>.</strong> En remplaçant par le mot « femme » celui d’ « homme », elle féminise tous les droits et devoirs liés à la citoyenne ; elle en profite également pour préciser ou réorienter les grands principes de 1789. Adressée à la reine et bien que largement citée aujourd’hui, cette Déclaration fut ignorée en son temps. <strong>Elle demande l&#8217;égalité des sexes et le droit de vote, des propositions qui resteront révolutionnaires jusqu&#8217;au 20e siècle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Olympe se rapproche des Girondins. Le 4 juin 1793, elle rédige une brochure en leur faveur, <em>Testament politique d’Olympe de Gouges</em>, adressée le 9 juin à la Convention. Dénoncée par son afficheur, elle est arrêtée le 20 juillet. <strong>Le 2 novembre 1793, Olympe est jugée par le Tribunal révolutionnaire et condamnée à mort. Elle est guillotinée le lendemain. Et c’est bien son engagement fédéraliste et antirobespierriste qui a mené Olympe à l’échafaud et non ses revendications « féministes ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">A lire également :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ecrits féministes, de Christine de Pizan à Simone de Beauvoir</em>, anthologie présentée par Nicole Pellegrin, Champs classiques, 2010.</p>
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		<title>Syrie : le supplice du viol devant la famille</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 13:46:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>womann's world</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 10 mars dernier, Courrier international a publié un article de  Michael Weiss, journaliste au Daily Telegraph. Celui-ci rapportait un témoignage effroyable au sujet d&#8217;une jeune fille de Homs violée devant son père. Un témoignage qui pointe du doigt une pratique désormais couramment utilisée par le régime syrien pour terroriser ou punir ses opposants : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-presse.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">Le 10 mars dernier, <em>Courrier international</em> a publié un article de  Michael Weiss, journaliste au </span><span style="color: #85004b;"><em>Daily Telegraph</em></span><span style="color: #85004b;">. Celui-ci rapportait un témoignage effroyable au sujet d&#8217;une jeune fille de Homs violée devant son père. Un témoignage qui pointe du doigt une pratique <strong>désormais</strong> couramment utilisée par le régime syrien pour terroriser ou punir ses opposants : le viol, <a href="http://womanns-world.com/?p=411" target="_blank"><span style="color: #85004b;">arme de destruction massive dont les femmes sont les premières victimes en temps de guerre</span></a>.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<strong>L&#8217;un des aspects les moins étudiés de la répression du régime syrien est le viol des femmes.</strong> Des observateurs des droits de l&#8217;homme ont rendu compte de sévices sexuels commis par les forces de l&#8217;ordre sur des hommes, le plus souvent des jeunes, parmi lesquels des enfants de 11 ans. Selon un rapport du Conseil des droits de l&#8217;homme de l&#8217;ONU sur la Syrie daté de novembre 2011, d&#8217;anciens détenus ont témoigné avoir été <em>&laquo;&nbsp;frappés au niveau des parties génitales, obligés de faire des fellations, soumis à des séances d&#8217;électrochocs et à des brûlures de cigarettes sur l&#8217;anus dans les geôles syriennes&nbsp;&raquo;.</em> Même si des rumeurs courent sur des viols de femmes depuis les premiers mois de la rébellion [mars 2011], <strong>il est plus difficile, dans leurs cas, d&#8217;obtenir des témoignages. Cela tient à la fois à l&#8217;ostracisme de la culture arabe vis-à-vis des victimes de viol et à des craintes de représailles de la part du régime.</strong> Beaucoup de victimes de viol ont déjà perdu des parents ou des enfants du fait de sa barbarie. On leur enjoint de se tenir tranquilles si elles tiennent à leurs proches encore en vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>&laquo;&nbsp;Ils l&#8217;ont obligé à garder les yeux ouverts&nbsp;&raquo;</em></strong><br />
Je me suis entretenu avec une expatriée syrienne qui a souhaité être présentée sous la fausse identité de Farha. Je savais ce que j&#8217;allais entendre au cours de notre conversation. Mais en un an de reportages sur le carnage et la misère dont souffre ce pays, rien ne m&#8217;a autant donné froid dans le dos que ce que m&#8217;a rapporté Farha&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lire la suite, <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/10/le-supplice-du-viol-devant-la-famille" target="_blank">cliquez ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour en savoir plus, je vous invite également à lire mon article sur <a href="http://womanns-world.com/?p=411" target="_blank">&laquo;&nbsp;Le viol, arme de guerre&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
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		<title>Angry Brides : Facebook contre la dot indienne</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 18:23:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Déjà plus de 530 000 « j’aime » pour le jeu « Angry Brides », lancé sur facebook en janvier dernier et inspiré du très populaire « Angry Birds ». Créé par l’agence matrimoniale indienne Shaadi.com, ce jeu propose à la jeune mariée en colère d’attaquer à coups d’escarpin,  de rouleau à pâtisserie, de fer à repasser&#8230; le fiancé réclamant une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-Angry-Brides.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/AngryBrides.grid-4x2.jpg"><img class="alignleft  wp-image-1147" title="AngryBrides.grid-4x2" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/AngryBrides.grid-4x2-279x300.jpg" alt="" width="204" height="219" /></a>Déjà plus de 530 000 « j’aime » pour le jeu « Angry Brides », lancé sur facebook en janvier dernier et inspiré du très populaire « Angry Birds ».</strong> Créé par l’agence matrimoniale indienne Shaadi.com, <strong>ce jeu propose à la jeune mariée en colère d’attaquer à coups d’escarpin,  de rouleau à pâtisserie, de fer à repasser&#8230; le fiancé réclamant une dot à sa promise.</strong> A chaque fois que celui-ci est touché, une partie du montant de la dot réclamé est versé dans un fonds virtuel « anti-dot ». <strong>Un défouloir pour les fiancées considérées comme des marchandises ? Certainement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais pas seulement&#8230; <strong>Ce jeu a en effet le mérite de dénoncer une coutume indienne très ancienne : la dot</strong>, devenue une compensation pour la « charge » que les filles sont censées être pour leur nouvelle famille. Plus les parents paient, plus ils espèrent que leur fille sera bien traitée. Traditionnellement, la dot se composait de têtes de bétail, de bijoux en or, de saris de soie et de milliers de roupies en espèces.<strong> Mais, depuis quelques années, la dot connaît une inflation galopante et les belles-familles exigent désormais qu’elle comprenne des biens de consommation modernes</strong> tels qu’un téléviseur, un réfrigérateur, des téléphones portables, une voiture…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/angry_brides_news_2.jpg"><img class="alignright  wp-image-1148" title="angry_brides_news_2" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/angry_brides_news_2-300x217.jpg" alt="" width="277" height="200" /></a>La dot est donc devenue en Inde un diktat social divisant les familles en deux catégories </strong>: la famille du marié assurée de recevoir cadeaux et argent, la famille de la mariée qui doit vendre des terres ou emprunter pour marier sa fille. On comprend mieux pourquoi les familles indiennes préfèrent, encore aujourd’hui, avoir un garçon plutôt qu’une fille, véritable charge financière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et pourtant, cette coutume a été déclarée illégale en Inde en 1961</strong>, parce que son coût expliquait bien des <a href="http://womanns-world.com/?p=36" target="_blank">infanticides</a> de filles et empêchait de financer leurs études. La loi d’ailleurs est drastique : elle sanctionne aussi bien les demandeurs de dot que ceux qui acceptent de la fournir. Malgré tout, la loi du silence prime.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et depuis une quinzaine d’années, les exigences des belles-familles se sont accrues au point de mener au meurtre.</strong> En effet, même après le mariage, celles-ci continuent d’exiger cadeaux et argent et si leurs demandes ne sont pas satisfaites, elles n’hésitent pas à tuer la jeune épouse. Chaque jour, en Inde, des femmes meurent brûlées vives, le sari arrosé d’essence par leur mari. <strong>Depuis les années 1990, la police indienne a répertorié officiellement 6 000 à 7 000 décès dus à la dot chaque année ; on peut estimer néanmoins que ce chiffre est en réalité beaucoup plus élevé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>Sources :</strong></span></p>
<ul>
<li> AFP</li>
<li>Bénédicte Manier, <em>Quand les femmes auront disparu, </em>La découverte, 2008.</li>
</ul>
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		<title>« La flamme Marie Claire » : soutenez la scolarisation des petites filles</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 18:37:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>womann's world</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parce qu’aujourd’hui encore, sur les 72 millions d’enfants en âge d’aller à l’école non scolarisés, 54% sont des filles, il est urgent d’agir en faveur de l’éducation des fillettes du monde entier. Elles ont besoin de vous. Soutenez-les dès le 12 mai en achetant une bougie &#171;&#160;La Flamme Marie Claire&#160;&#187;. Pour la troisième année consécutive, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-flamme.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>Parce qu’aujourd’hui encore, sur les</strong> <strong>72 millions d’enfants en âge d’aller à l’école non scolarisés, 54% sont des filles, il est urgent d’agir en faveur de l’éducation des fillettes du monde entier. Elles ont besoin de vous. Soutenez-les dès le 12 mai en achetant une bougie &laquo;&nbsp;La Flamme Marie Claire&nbsp;&raquo;.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/la-flamme-illustration.jpeg"><img class="alignleft  wp-image-1129" title="la flamme illustration" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/la-flamme-illustration.jpeg" alt="" width="158" height="230" /></a>Pour la troisième année consécutive, Marie Claire lance l&#8217;opération « La Flamme Marie Claire ». Du 12 mai au 30 juin, des dizaines de milliers de bougies parfumées sont en vente au prix de 5 euros</strong> <a href="http://www.laflammemarieclaire.org/" target="_blank">dans différents points de vente</a> et sur <a href="http://www.boutiquemarieclaire.com/" target="_blank">www.boutiquemarieclaire.com</a>. Tous les bénéfices, soit 2,89 euros, seront reversés pour la scolarisation des petites filles et l’accompagnement à la lecture aux associations Toutes à l’école, La Chaîne de l’Espoir et Afev.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 2010 et 2011, la vente des bougies « La Flamme Marie Claire » a permis des réalisations concrètes et immédiatement efficaces.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En Afghanista</strong>n, dans la vallée du Panshir, La Chaîne de l’Espoir avait lancé en 2008 un programme d’aide à la scolarisation des filles, géré sur place par Kate Rowlands. Grâce à « La Flamme Marie Claire », <a href="http://www.marieclaire.fr/,flamme-marie-claire-en-afghanistan-une-ecole-de-fille-toute-neuve,20213,398375.asp" target="_blank">une école a été rénovée</a>, ouvrant de nouveaux horizons aux fillettes. Cette école abrite aujourd’hui huit classe et accueille 280 élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">En partenariat avec Toutes à l&#8217;école, « La flamme Marie Claire » a permis également de financer la scolarisation des élèves de Happy Chandara au <strong>Cambodge</strong>. Mais aussi <a href="http://www.marieclaire.fr/,flamme-marie-claire-2011-cambodge,20213,398557.asp" target="_blank">un internat pour les plus vulnérables</a>, bâti au sein de cette école. Trente et une petites filles y vivent et se construisent un avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, avec l’Afev, c’est un <a href="http://www.marieclaire.fr/,france-flamme-marie-claire-2011,20213,398387.asp" target="_blank">soutien scolaire</a> qui a été apporté à de nombreux enfants des quartiers défavorisés de <strong>France</strong>. Mille étudiant(e)s supplémentaires ont été mobilisés par l’association pour aider les élèves en difficulté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dès la 12 mai, soutenez la scolarisation des petites filles en achetant et en offrant à vos proches une bougie « La flamme Marie Claire ». </strong>Parce que savoir lire, écrire, compter, c’est permettre à une femme de s’exprimer, de débattre, de défendre ses droits et de fait, de sortir de la dépendance d’un père, d’un mari ou d’un fils. L’éducation des femmes est aussi un moyen de lutter contre la mortalité infantile, contre les grossesses non désirées, contre les croyances traditionnelles. Savoir déchiffrer une notice, un carnet de vaccination… c’est pouvoir apporter les soins nécessaires à son enfant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Allumez cette flamme. Car « une fois allumée, elle ne s’éteint plus, elle dure toute une vie. »</strong></p>
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		<title>Valentine Gauthier, styliste écolo-chic</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 16:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>womann's world</dc:creator>
				<category><![CDATA[Des femmes entrepreneures]]></category>
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		<description><![CDATA[Deux prix au Festival des jeunes créateurs de Dinard en 2006, une boutique dans le Marais trois ans plus tard, une collection capsule pour les dix ans de la marque Chattawak. Valentine Gauthier est une styliste qui monte qui monte… Un succès qui ne lui fait pas oublier son parti pris éthique. L’écologie : une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-V.-Gauthier.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">Deux prix au Festival des jeunes créateurs de Dinard en 2006, une boutique dans le Marais trois ans plus tard, une collection capsule pour les dix ans de la marque Chattawak. Valentine Gauthier est une styliste qui monte qui monte… Un succès qui ne lui fait pas oublier son parti pris éthique.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’écologie : une deuxième nature chez Valentine Gauthier ? Assurément.</strong> Elle qui a grandi à la campagne, dans les Bouches-du-Rhône, n’hésite pas à s’engager aux côtés de la <a href="http://www.surfrider.eu/" target="_blank">Surfrider Foundation</a> pour nettoyer les plages du sud de la France. Sa licence de geo-ethnologie en poche, elle aurait pu d’ailleurs devenir ingénieur en écologie . Mais sa passion pour la mode aura été plus forte pour celle qui dessine depuis toute petite des robes à en plus finir. <strong>Elle change donc de voie, se plonge dans la création à l’Atelier Chardon Savard et se forme en stylisme-modélisme.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Forte d’un parcours éclectique de Rochas à Martin Margiela, Valentine Gauthier devient directrice artistique en charge du lancement de plusieurs marques de maille, lingerie et accessoires pour un projet de concept store. Mais surtout, e<strong>lle présente en parallèle une collection sous son nom au Festival des jeunes créateurs de Dinard en 2006.</strong> Elle y remporte le Grand Prix femme avec sa collection « Love boat » et le prix de la Fédération des dentelles et broderies pour une robe de mariée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/valentine_gauthier_pour_chattawak_reference.jpg"><img class="alignright  wp-image-1110" title="valentine_gauthier_pour_chattawak_reference" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/valentine_gauthier_pour_chattawak_reference-207x300.jpg" alt="" width="159" height="233" /></a>En 2008, elle crée la marque Valentine Gauthier. Son credo : créer de manière responsable sans renoncer à ses envies stylistiques.</strong> Car Valentine n’a jamais oublié ses convictions écolos. Elle décide d’intégrer à sa collection une ligne de maille tricotée main par une association de femmes rencontrées sur une plage en Uruguay. <strong>Ses matières premières, elle les sélectionne en Amérique du Sud et les fait façonner sur place.</strong> Elle utilise du coton prima dont la culture ne nécessite aucun pesticide en raison de l’altitude des hauts plateaux, ou encore du baby alpaga de Bolivie, garanti sans teinture, assemblé à la main, poil par poil. <strong>En Inde, elle fait tourner une usine.</strong> Une chaîne de production aujourd’hui bien rodée mais qui lui demande une énergie folle et de nombreux déplacements. <strong>Mais de ces voyages, elle tire aussi son inspiration. Comme en témoigne sa collection capsule pour les dix ans de Chattawak !</strong> Pour l’occasion, Valentine Gauthier a crée dix robes aux couleurs de différents pays : Japon, Pérou, Indonésie, Grèce, Gabon, Mongolie, Autriche, Suède, Argentine, Russie. Pour ces créations, elle s’est aussi inspirée de ses cours de fac consacrés au costume traditionnel !</p>
<p style="text-align: justify;">Cet été, c’est loin, très loin que Valentine Gauhtier nous emmène, en Océanie avec une collection délicate et légère aux références artistiques des années 20 et 40. Pour découvrir toute la collection, rendez-vous sur <a href="http://www.valentinegauthier.com/" target="_blank">son site</a>.</p>
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		<title>Artemisia Gentileschi, peintre de l’héroïsme féminin</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 17:32:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>womann's world</dc:creator>
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		<description><![CDATA[D’Artemisia Gentileschi, peintre italienne du 17e siècle, on connaissait surtout l’histoire d’une femme artiste libre assumant sa créativité et sa sexualité. Une exposition au Musée Maillol lui rend hommage, replaçant la peinture au centre de sa vie. Née à Rome en 1593, Artemisia est la fille d’Orazio Gentileschi, célèbre peintre familier du Caravage. La jeune [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette-Artemisia.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>D’Artemisia </strong><strong>Gentileschi, peintre italienne du 17<sup>e</sup> siècle, on connaissait surtout l’histoire d’une femme artiste libre assumant sa créativité et sa sexualité. Une exposition au <a href="http://www.museemaillol.com/" target="_blank">Musée Maillol</a> lui rend hommage, replaçant la peinture au centre de sa vie. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Née à Rome en 1593, Artemisia est la fille d’Orazio Gentileschi, célèbre peintre familier du Caravage.</strong> La jeune fille apprend à peindre dans l’atelier de son père qui lui choisit comme précepteur, un de ses amis artiste, Agostino Tassi ; l’enseignement des Beaux-Arts est alors interdit aux femmes. Mais les leçons tournent au drame : <strong>Agostino Tassi viole son élève alors âgée de dix-neuf ans.</strong> Pour sauver la réputation de la jeune fille, il promet de l’épouser… mais Agostino Tassi est déjà marié ! Orazio porte plainte devant la juridiction papale. <strong>Pendant le procès, Artemisia subit le supplice des <em>sibilli</em>,</strong> au cours duquel le bourreau noue des cordelettes autour de ses doigts et les serre pour vérifier la véracité de ses accusations ; cette torture aurait pu mettre fin de façon brutale à sa carrière. Artemisia tient bon et fait exceptionnel, son agresseur est condamné à un an de prison et l’exil hors des Etats pontificaux.</p>
<div id="attachment_1089" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Autoportrait-Artémisia_0.jpg"><img class="size-medium wp-image-1089" title="Autoportrait-Artémisia_0" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Autoportrait-Artémisia_0-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Autoportrait en allégorie de la peinture, vers 1630</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juste après le procès, Artemisia épouse, le 29 novembre 1612, Pierantonio Stiattesi puis part au début de l’année 1613 pour Florence où elle va conquérir sa liberté d’artiste.</strong> Elle le quittera quelques années plus tard, pour vivre de manière libre et indépendante. A la Cour de Cosme II, elle se trouve au cœur du système artistique mise en place par la cour des Médicis. A Florence, le caravagisme initial de sa première Judith s’atténue et fait place à une narration élégante, spiritualisée, soumise à l’étiquette royale et impériale. Ainsi dans la <em>Vierge de la Galleria Palatina</em>, le choix du thème classique et de la dévotion mariale marque la première mutation du style de la « femme peintre » et témoigne de son succès auprès des tenants de l’art florentin de<strong> <em>l’Accademia del Disegno</em> où elle est la première femme à être acceptée en 1616.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En mars 1620, Artemisia est de retour à Rome; elle achève alors Yaël et Sisera. <strong>En l’espace de trois ans, elle s’affirme sur la scène internationale avec des dizaines d’œuvres. C’est le début d’une brillante carrière de portraitiste.</strong> Puis Artemisia se rend à Venise vers 1627 en compagnie de son ami Vouet. Puis on la retrouve en 1630 à Naples, probablement invitée par le nouveau-vice roi, le Duc d’Alcalà, qui est l’un de ses plus fervents admirateurs. <strong>Elle y a son atelier, installé au rez-de-chaussée d’un vaste palais aristocratique situé au cœur de la ville.</strong> Son atelier est sans doute bien organisé pour peindre les grandes toiles commandées par la couronne espagnole, telles que la <em>Naissance de saint Jean-Baptiste</em>.<strong> Après 1654, on perd sa trace; on peut supposer qu’elle a succombé à la peste de 1656.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>Artemisia Gentileschi ou l’héroïsme féminin</strong></span></p>
<div id="attachment_1078" class="wp-caption alignleft" style="width: 156px"><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/450px-Lucretia_by_Artemisia_Gentileschi.jpg"><img class=" wp-image-1078" title="450px-Lucretia_by_Artemisia_Gentileschi" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/450px-Lucretia_by_Artemisia_Gentileschi-225x300.jpg" alt="" width="146" height="193" /></a><p class="wp-caption-text">Lucrèce, 1921</p></div>
<p style="text-align: justify;">Artemisia a investi le champ de l’héroïsme féminin. <strong>Tout son œuvre est traversé par ce thème, que ce soit avec les héroïnes de l’histoire ancienne et religieuse, comme Suzanne et les Vieillards, Esther, Marie-Madeleine, Cléopâtre… ou l’héroïsme issu de sa propre vie.</strong> On comprend en effet qu’après la violence sexuelle qu’elle a subi, elle ait cherché du côté de l’héroïsme féminin pour se reconstruire. Mais qu’est-ce qu’une héroïne au 17<sup>e</sup> siècle ? <em>« C’est une femme qui a été confrontée à ue faute morale ou religieuse et qui a du faire une choix »</em>, explique Marie-Jo Bonnet<a title="" href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lucrèce, héroïne suicidé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lucrèce, héroïne romaine, fut violée par Tarquin puis se suicida ; son suicide a inaugurée les débuts de la République romaine, en mettant fin à la tyrannie des Tarquins. Ce type de comportement (se suicider après un viol) a inspiré de nombreux tableaux montrant Lucrèce se donnant la mort pour prouver son honneur de femme. Artemisia le traitera une fois en 1621.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Judith, l’héroïne par excellence</strong></p>
<div id="attachment_1084" class="wp-caption alignleft" style="width: 202px"><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/liste-24_giuditta-e-oloferne_capodimonte.jpg"><img class=" wp-image-1084" title="liste-24_giuditta-e-oloferne_capodimonte" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/liste-24_giuditta-e-oloferne_capodimonte-235x300.jpg" alt="" width="192" height="246" /></a><p class="wp-caption-text">Judith et Holopherne, 1620</p></div>
<p style="text-align: justify;">Judith est une belle et riche veuve de Béthulie, en Judée, qui vit retirée, fidèle à la mémoire de son époux. Mais lorsque les armées de Nabuchodonosor, commandées par Holopherne, assiègent la ville, elle décide d’agir et de défendre les siens. Aidée d’une servante, elle se présente au camp ennemi et ne tarde pas à séduire le général. Ce dernier, qui donne un banquet en son honneur, l’invite sous sa tente. Elle l’enivre puis, profitant qu’il se soit endormi, le décapite. Désormais sans chef, les soldats s’enfuient et les Juifs de Béthulie triomphent.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, c’est de cette héroïne dont va s’emparer Artemisia pour en faire son porte-parole. Judith est une héroïne au plein sens du mot, puisqu’elle est confrontée à une faute, tuer, et à un conflit éthique : faut-il laisser l’armée de Nabuchodonosor envahir son pays ou sauver son peuple en couchant avec le général ? Elle choisit la faute mais une faute libératrice qui fait d’elle une héroïne qui triomphe, contrairement à Lucrèce, qui se suicide.</p>
<div id="attachment_1085" class="wp-caption alignright" style="width: 213px"><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Artemisia-Judith-et-la-serv.jpg"><img class=" wp-image-1085" title="Artemisia-Judith-et-la-serv" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/Artemisia-Judith-et-la-serv-218x300.jpg" alt="" width="203" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">Judith et sa servante, vers 1613</p></div>
<p style="text-align: justify;">Artemisia a peint deux versions du meurtre d’Holopherne, et trois autres tableaux représentant Judith et sa servante après le meurtre, <em>« au point qu’il n’est pas exagéré de dire qu’elle a inscrit son nom dans l’histoire de l’art par son génie de la mise en scène du meurtre libérateur. Judith la tyrannicide est devenue pour Artemisia la violée, la réparatrice par excellence. C’est elle qui la fait accéder à son identité de créatrice, après avoir transformé l’agression mortifère en œuvre d’art</em><a title="" href="#_ftn2"><em><strong>[2]</strong></em></a><em>. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisme de ses toiles et la violence qui s’en dégage sont souvent interprétés comme le désir qu’a éprouvé Artemisia de se venger de la violence subie. Il est admis que dans son tableau <em>Judith décapitant Holopherne</em> (1613), Judith a ses propres traits et Holopherne ceux de Tassi.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1979, l’artiste sud-américaine Léa Lublin ira plus loin dans l’analyse du tableau faite jusqu’alors. En isolant des éléments, elle a montré que nous n’assistons pas seulement à un meurtre mais aussi à une naissance. Elle s’est rendue compte que la disposition des avant-bras d’Holopherne est telle qu’ils ressemblent plus aux jambes d’une femme en train d’accoucher qu’aux bras d’un homme en train de mourir. De plus, la position des deux femmes est elle aussi très particulière, évoquant celle de deux sages-femmes en train de tirer la tête d’un bébé lors d’une naissance. Léa Lublin  a écrit à ce propos : <em>« Scène de mort, la mise en scène du corps par le retournement de ces fragments fait apparaître aussi la scène de la défloration, la scène du viol, la scène de la castration, la scène de l’accouchement, de l’enfantement</em><a title="" href="#_ftn3"><em><strong>[3]</strong></em></a><em>. »</em> A travers ce tableau, Artemisia montre qu’il est possible, par le travail artistique, de triompher de la violence sexuelle dont les femmes sont victimes.</p>
<div id="attachment_1087" class="wp-caption alignleft" style="width: 292px"><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/artemisia-gentileschi-yael-et-sisera-1620.jpg"><img class=" wp-image-1087" title="artemisia-gentileschi-yael-et-sisera-1620" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/05/artemisia-gentileschi-yael-et-sisera-1620-300x214.jpg" alt="" width="282" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">Yael et Sisera, 1620</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dans son tableau <em>Yael tuant Sisera</em> (1620), Artemisia reprend le thème de l’héroïsme féminin en représentant un autre meurtre, celui de Sisera, chef d’armée du roi Jabin, oppresseur des fils d’Israël. Alors qu’il vient de perdre une bataille au pied du mont Tabord, il trouve refuge auprès d’Héber, fidèle à son roi. Mais pendant que Sisera se repose, c’est la femme d’Herber, Yael, qui s’approche de lui et lui enfonce un pieu dans la tête. Par ce geste, Yael libère son peuple.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces héroïnes sont aussi souvent perçues comme des criminelles ; elles choquent comme elles fascinent. Et si la cause défendue est noble, c’est le plus souvent l’acte lui-même qui est représenté, violent, atroce, sauvage.</p>
<div></div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> BONNET Marie-Jo, <em>Les femmes dans l’art</em>, La Martinière, 2004, p. 103.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a title="" href="#_ftnref2">[2]</a> BONNET Marie-Jo, <em>Les femmes dans l’art</em>, La Martinière, 2004, p. 104.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a title="" href="#_ftnref3">[3]</a> BONNET Marie-Jo, <em>Les femmes dans l’art</em>, La Martinière, 2004, p. 107.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">Sources :</span></strong></p>
<ul>
<li>BONNET Marie-Jo, <em>Les femmes dans l’art</em>, La Martinière, 2004.</li>
<li>LAURENS Camille, <em>Les fiancées du diable</em>, éditions du Toucan, 2011.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">A voir :</span></strong></p>
<ul>
<li><em>Artemisia, pouvoir, gloire et passions d&#8217;une femme peintre</em> au Musée Maillol du 14 mars au 15 juillet 2012.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">A lire :</span></strong></p>
<ul>
<li>LAPIERRE Alexandra, <em>Artemisia</em>, Pocket, 1998.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">A écouter :</span></strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire-les-femmes-et-l-art" target="_blank">&laquo;&nbsp;Les femmes et l&#8217;art&nbsp;&raquo;</a> sur France Inter, émission <em>Les femmes, toute une histoire</em>, diffusée le 11 mars 2012.</li>
</ul>
</div>
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		<title>Réseaux féminins : bienvenue au club ?</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 14:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>womann's world</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réseaux au féminin]]></category>
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		<category><![CDATA[Women's Forum]]></category>

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		<description><![CDATA[Au sein des grandes entreprises, par secteurs d&#8217;activité ou par centres d&#8217;intérêt, les cercles réservés aux femmes explosent. Accroître ses compétences, doper sa carrière, mais aussi débattre et s&#8217;entraider&#8230; Que peut-on vraiment attendre de ces nouveaux lieux d&#8217;influence ? Comment les choisir et jusqu&#8217;où s&#8217;y impliquer ? Une Plongée dans ces nouveaux lieux d&#8217;influence réservés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">Au sein des grandes entreprises, par secteurs d&#8217;activité ou par centres d&#8217;intérêt, les cercles réservés aux femmes explosent. Accroître ses compétences, doper sa carrière, mais aussi débattre et s&#8217;entraider&#8230; Que peut-on vraiment attendre de ces nouveaux lieux d&#8217;influence ? Comment les choisir et jusqu&#8217;où s&#8217;y impliquer ? Une Plongée dans ces nouveaux lieux d&#8217;influence réservés aux femmes&#8230; Un dossier réalisé par Morgane Miel à lire dans <em><a href="http://madame.lefigaro.fr/societe/reseaux-feminins-bienvenue-club-210412-228724" target="_blank">Madame Le Figaro</a></em>.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">lI y a encore cinq ans, les agendas des <em>working   women</em> se partageaient dans un subtil équilibre selon les obligations de la fameuse double journée. C’était compter sans un nouvel invité : le déjeuner de réseau. Et son cortège d’à-côtés : conférences, petits déjeuners de mises en relation, cocktails de lancement&#8230; Mini-révolution dans les BlackBerry. Et vrai phénomène de société. <strong>Depuis 2006 et la première édition du Women’s Forum à Deauville, le nombre de clubs féminins a littéralement explosé.</strong> <em>« Quand j’ai commencé à m’intéresser au sujet, explique Emmanuelle Gagliardi, auteur du Guide des réseaux au féminin (Le Cherche midi éditeur), j’assurais une veille auprès de 200 d’entre eux, ce qui était déjà énorme. Aujourd’hui, nous en suivons 400. » </em><strong>Au sein des entreprises, le mouvement s’organise.</strong> Lancé en 2011, le réseau féminin de la SNCF compte ainsi déjà plus de 2 000 inscrites. Celui de la Caisse des dépôts et consignations, créé la même année, plus de 1 000. <strong>Partout, le même objectif : aider les femmes à progresser plus rapidement dans leur vie professionnelle.</strong> <em>« Cette tendance de fond répond à un besoin réel de prendre la parole, souligne Clarisse Reille, présidente de Grandes Écoles au Féminin. Dans nos premières études, 78 % des femmes de notre réseau déclaraient se sentir « singulières » au travail. Elles avaient l’impression que leurs difficultés à monter dans la hiérarchie venaient entièrement d’elles, de certains manquements dans leur personnalité. Rassemblées pour la première fois au Women’s Forum, juste entre nous, nous nous sommes senties brusquement très relaxées. Même s’il s’agissait de dire à quel point le monde professionnel pouvait être agressif. »</em> <strong>Qu’attendre aujourd’hui des réseaux féminins ? Comment choisir le sien et jusqu’où s’y investir ? Trois figures clés de ces cercles d’influence répondent.</strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #85004b;"><strong>Clarisse Reille</strong></span>, Présidente de Grandes Écoles au Féminin et de Centrale au Féminin<strong></strong></p>
<p><strong>AVANT/APRÈS</strong><br />
« Entrée chez GEF un peu par hasard, j’ai pris conscience que la diversité était un vrai sujet de société. Cela a changé ma vision de la vie, l’a rendue plus dense. J’ai l’impression de faire des choses qui servent, seront utiles aussi à mes filles de 14 et 17 ans, même si elles ne le comprennent pas encore.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><span style="color: #85004b;"><strong>Sophie Vernay</strong></span>, Vice-présidente de Féminin by Société générale, secrétaire générale de Financi’Elles (le réseau des femmes cadres de la banque et de l’assurance)</p>
<div style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>AVANT/APRÈS</strong><br />
« Financi’Elles nous a permis de dépasser les liens classiques, hiérarchiques ou managériaux qui régissent l’entreprise. Jusqu’ici, ma fonction de DRH, très statutaire, ne me le permettait pas. Nous avons pu ouvrir les frontières, étendre notre champ d’expression à tout le secteur de la banque et de l’assurance. C’est nous qui avons délimité ce terrain d’action. Il ne nous était pas imposé. Créer ce réseau nous a permis de renouer d’une certaine façon avec la liberté. »</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="color: #85004b;"><strong>Véronique Morali</strong></span>, Présidente du Women Corporate Directors en France, de Terra Femina, de Force Femmes, et du Women’s Forum</p>
<p><strong>AVANT/APRÈS</strong><br />
« Avant, j’évoluais dans un univers riche et varié, mais assez éloigné d’un certain nombre de réalités. Je n’imaginais pas combien les femmes avaient besoin d’être écoutées, soutenues. Ces réseaux ont accéléré à la puissance mille ma prise de conscience. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus tournée vers les autres. Convaincue de la nécessité de rassembler de façon inclusive. Moi qui me suis construite plutôt seule dans un univers masculin que je ne renie pas, j’ai créé là un lien spécial avec certaines femmes, devenues des amies. Je sais que je pourrais désormais compter sur elles. Pour ces réseaux, j’ai beaucoup donné, mais reçu tout autant. »</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>Jamais deux sans trois ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Comme un tabouret tient mieux debout sur trois pieds, une stratégie efficace se construit sur plusieurs piliers. <em>« Je conseille vraiment de s’inscrire dans le réseau féminin de son entreprise, s’il existe, ou le cas échéant, de le créer », </em>assure Sophie Vernay, secrétaire générale de Financi’Elles (le réseau des femmes cadres de la banque et de l’assurance). <em>« C’est une source d’informations très importante en interne, doublée d’un vrai engagement au service de la promotion des femmes dans l’entreprise. En parallèle, je conseillerais aussi de participer à un cercle plus transversal : sectoriel, qui regroupe les femmes d’un corps de métier, ou généraliste, avec des femmes cadres ou issues d’une même grande école. Et de garder du temps pour entretenir son carnet d’adresses personnel, qui reste un réseau à part entière. »</em> Comment articuler l’ensemble ? <em>« Pour construire une cartographie cohérente, il faut un axe directeur, précise Véronique Morali, à la tête de Force Femmes et du Women Corporate Directors en France. Celui-ci doit correspondre à notre géographie intime et personnelle, aux valeurs vers lesquelles on veut tendre. Choisir ses réseaux, c’est aussi l’occasion de se redemander : aujourd’hui, quel est mon projet de vie ? »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em><span style="color: #85004b;"><strong>Impliquée&#8230; mais pas dévorée !</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d’intégrer l’une de ces structures, il faut être prête à donner. À écouter, à conseiller, à partager son expérience. Et même, parfois, à ouvrir son carnet d’adresses ou à recommander des CV. <em>« S’impliquer, c’est la première démarche du changement : elle pousse à sortir de soi, à changer de point de vue et de dimension »,</em> insiste Véronique Morali. Problème : comment trouver ce temps de la générosité dans un planning archichargé ? Les femmes rencontrées pour cette enquête le disent toutes : ultra-organisées, elles s’investissent sur leur temps intime et personnel, traitent les demandes liées au réseau le week-end ou&#8230; la nuit ! Quitte à flirter dangereusement avec le <em>burn out</em>. C’est pourquoi aujourd’hui, ces mêmes réseaux essaient d’apprendre à retrouver une maîtrise du temps. À s’autoriser à penser par phases.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a des périodes dans la vie et dans la carrière où l’on est plus disponible que d’autres »,</em> explique Clarisse Reille. Le principe des réseaux féminins ? <em>« L’idéal est d’y consacrer deux heures par semaine, à un moment précis, et d’inclure ce temps dans la journée de travail, comme le font les hommes, assure Emmanuelle Gagliardi. Accepter un petit déjeuner ou une soirée une fois par mois, c’est déjà très bien. »</em></p>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>Very visible woman</strong></span></div>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Intégrer un réseau, même si leurs présidentes s’en défendent, c’est bien sûr gagner en visibilité. À l’extérieur comme en interne, on pensera davantage à vous pour un poste. Mais attention, <em>« la visibilité va de pair avec la responsabilité, souligne Sophie Vernay. Prendre la parole devant ses patrons, c’est aussi être assimilée à un message qu’ils n’ont pas toujours envie d’entendre. »</em> D’où l’importance d’être en accord avec les valeurs du réseau. <em>« Dans le cas de Financi’Elles, relayer les résultats de nos études sur la satisfaction des femmes cadres dans la banque n’était pas forcément facile, poursuit Sophie Vernay. C’est pourquoi celles qui choisissent de s’exposer sont souvent déjà arrivées au sommet de leur carrière. D’une certaine façon, elles s’engagent pour les générations à venir. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em><span style="color: #85004b;"><strong>Accélérateur de carrière ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Plus que des accélérateurs, les réseaux jouent surtout le rôle de facilitateurs de carrière</em>, insiste Véronique Morali. <em>Ils permettent aux femmes de multiplier leurs contacts ».</em> Être coachée, gagner en confiance, se familiariser avec les codes du leadership auxquels bien souvent elles sont étrangères&#8230;, voilà le vrai effet plus des réseaux.<em> « Aujourd’hui, une question s’impose : à quel moment les hommes vont-ils se sentir bloqués par notre démarche ?</em> s’interroge Clarisse Reille. <em>Si nous voulons progresser mieux et plus vite, cela vaudrait le coup, à terme, de les inclure davantage. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">La suite <a href="http://madame.lefigaro.fr/societe/reseaux-feminins-bienvenue-club-210412-228724" target="_blank">ici</a>&#8230;. Découvrez <a href="http://madame.lefigaro.fr/societe/logique-que-femmes-saisissent-de-cet-outil-210412-228762" target="_blank">l&#8217;interview de Dominique Wolton,</a> directeur de l’Institut des sciences et de la communication du CNRS , et une <a href="http://madame.lefigaro.fr/societe/sept-familles-210412-228778" target="_blank">typologie des réseaux féminins. </a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce dossier publié le <em>le 21 avril 2012 dans Madame Le Figaro</em>  a été réalisé par <a href="http://plus.lefigaro.fr/page/morgane-miel" target="_blank">Morgane Miel</a>.</p>
<div style="text-align: justify;"></div>
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		<title>Les femmes, les candidats et la Présidentielle 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 16:27:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>womann's world</dc:creator>
				<category><![CDATA[Olympes en herbe]]></category>
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		<description><![CDATA[Les femmes&#8230; Elles ont été les grandes oubliées de la campagne présidentielle. Et pourtant elles représentent la moitié de l&#8217;humanité, gagnent toujours en moyenne 27% de moins que les hommes, n&#8217;occupent que 18,5% des sièges à l&#8217;Assemblée nationale alors qu’elles sont 82% à travailler à temps partiel&#8230;. A la lecture des programmes des candidats, on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="float:right; margin:0 0 10px 15px; width:240px;">
		<img src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/04/Vignette-présidentielles-2012.jpeg" width="240" />
		</p><p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #85004b;">Les femmes&#8230; Elles ont été les grandes oubliées de la campagne présidentielle. Et pourtant elles représentent la moitié de l&#8217;humanité, gagnent toujours en moyenne 27% de moins que les hommes, n&#8217;occupent que 18,5% des sièges à l&#8217;Assemblée nationale alors qu’elles sont 82% à travailler à temps partiel&#8230;. A la lecture des programmes des candidats, on trouve peu d’éléments sur les droits des femmes. Quid des emplois précaires, de la parité en politique, de l’accueil de la petite enfance, du droit à l’IVG, de la retraite… A deux jours du premier tour,  quel est, aux yeux des Françaises, le candidat ou la candidate perçu(e) comme le plus capable de mettre en place différentes politiques en faveur des femmes ? Retour aussi sur les propositions des candidats.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>En qui les femmes ont-elles le plus confiance ? </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du 29 mars au 2 avril 2012, Harris Interactive, à la demande du magazine <em>Grazia</em>, a interrogé 727 femmes représentatives des Française âgées de 18 ans et plus, sur la capacité des candidats à l’élection présidentielle à mener des politiques en faveur des femmes s’ils devenaient Président de la République</strong> : au yeux des Françaises, quel est le candidat ou la candidate perçu(e) comme le plus capable de mettre en place différentes politiques en faveur des femmes, de l’égalité salariale à la lutte contre les violences faites aux femmes en passant par l’instauration d’un gouvernement paritaire ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les principaux résultats de cette enquête :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Le jugement des femmes à l’égard des candidats à l’élection présidentielle répond avant tout à des considérants politiques et non de genre.</strong> En effet, on remarque que ce sont les candidats bénéficiant des intentions de vote les plus élevées qui sont jugés les plus capables de mettre en place différentes politiques en faveur des femmes. Et que les candidates à l’élection présidentielle (Nathalie Arthaud, Eva Joly, Marine Le Pen) ne bénéficient manifestement pas d’un potentiel de crédibilité lié à leur seul genre.</li>
<li><strong>Quelles que soient les mesures testées, François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen apparaissent, aux yeux des Françaises, comme les trois candidats les plus capables</strong> de mettre en place différentes politiques en faveur des femmes. Notons que, toutes politiques confondues, le candidat jugé comme le plus capable ne recueille la préférence que de moins de 20% des Françaises, environ un tiers d’entre elles estimant même qu’aucun des candidats à l’élection présidentielle n’est capable de les mettre en place.</li>
<li><strong>François Hollande arrive en première position apparaissant comme le candidat le plus capable, aux yeux des Françaises, de mener à bien cinq des sept politiques proposées :</strong> 19% des Françaises considèrent qu’il serait le plus apte, s’il était élu Président de la République, à <strong>mettre en place un gouvernement paritaire</strong> ; 17% <strong>améliorer les moyens de garde</strong> des jeunes enfants ; et 14% <strong>assurer l’égalité salariale</strong> entre les hommes et les femmes, <strong>réduire le temps partiel imposé</strong> à certaines femmes ou <strong>promouvoir un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle</strong> pour les femmes et les hommes.</li>
<li><strong>Nicolas Sarkozy est le candidat qui convainc le plus concernant l’accès des femmes à des postes à responsabilités,</strong> 18% des Françaises estimant qu’il est le plus capable d’agir en ce sens.</li>
<li><strong>Marine Le Pen, quant à elle,</strong> apparaît comme la candidate la plus crédible pour <strong>lutter plus efficacement contre les violences faites aux femmes</strong> si elle est élue Présidente de la République (16%).</li>
<li>Les Françaises se montrent <strong>davantage convaincues par le candidat issu du parti politique dont elles se sentent proches,</strong> celles n’exprimant <strong>pas de préférence partisane et celles âgées de 25 à 34 ans exprimant néanmoins plus de scepticisme</strong> quant aux capacités d’action des candidats sur ces thématiques.</li>
</ul>
<p><a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/04/Capture-d’écran-2012-04-20-à-17.17.181.png"><img class="aligncenter  wp-image-1037" title="Capture d’écran 2012-04-20 à 17.17.18" src="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/04/Capture-d’écran-2012-04-20-à-17.17.181.png" alt="" width="733" height="509" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour lire, la note détaillée de l&#8217;enquête, <a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/04/Sondage-Harris-Interactive-pour-Grazia-Les-candidats-à-l’élection-présidentielle-et-les-politiques-en-faveur-des-femmes-.pdf" target="_blank">cliquer ici.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour l’ensemble des résultats, <a href="http://womanns-world.com/wp-content/uploads/2012/04/Sondage-Harris-Interactive-pour-Grazia-Les-candidats-à-l’élection-présidentielle-et-les-politiques-en-faveur-des-femmes-résultats-complets-.pdf" target="_blank">ici</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #85004b;"><strong>Ce que veulent les candidats pour les femmes</strong></span></p>
<p>Le 5 avril dernier, <em>Elle</em> a organisé une journée-débat consacrée aux femmes ; six candidats y ont participé. Retrouvez l<a href="http://videos.elle.fr/channel.php?channel=e0efedd801ac" target="_blank">eurs interventions ici</a>. Le magazine <em>Marie-Claire</em> a également <a href="http://www.marieclaire.fr/,presidentielles-2012-que-veulent-les-candidats-pour-les-femmes,2610313,460018.asp" target="_blank">interviewé certains candidats</a>pour savoir ce qu’ils voulaient pour les femmes. Synthèse de leurs propositions (les candidats ont été classés par ordre alphabétique)</p>
<table width="764" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="112"><span style="color: #85004b;"><strong>Nathalie Arthaud </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong>Lutte ouvrière</strong></span><strong> </strong></td>
<td style="text-align: justify;" valign="top" width="354"><strong>Emploi </strong>: favoriser l’emploi des femmes des quartiers populaires.<strong></strong><strong>Parité </strong>: invalider les listes électorales où il n’y aurait pas de parité effective.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="112"><span style="color: #85004b;"><strong>François Bayrou </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong>Modem</strong></span></p>
<p>&nbsp;</td>
<td style="text-align: justify;" valign="top" width="354"><strong>Egalité salariale </strong>: alourdir les impôts des entreprises qui ne la respectent pas.<strong></strong><strong></strong><strong>Temps partie</strong>l : en faveur d’un contrat de travail unique, un CDI qui incite clairement à donner un temps complet.<strong></strong></p>
<p><strong>Parité </strong>: dans les entreprises, publication d’un rapport annuel et détaillé. En politique, les formations qui ne présentent pas autant d’hommes que de femmes ne doivent plus bénéficier de l’aide publique.</p>
<p><strong>Maternité </strong>: renforcement des compétences des sages-femmes afin qu’elles puissent effectuer un suivi gynécologique.</p>
<p><strong>Contraception </strong>: remboursement de la pilule à 100%.</p>
<p><strong>Accueil de la petite enfance </strong>: création d’un réseau de maisons d’assistantes maternelles, réseau qui demande moins d’investissement que les crèches.</p>
<p><strong>Violences faites aux femmes </strong>: développer des appartements d’accueil.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="112"><strong></strong><span style="color: #85004b;"><strong>Nicolas Dupont-Aignan </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong>Debout la République</strong></span></td>
<td style="text-align: justify;" valign="top" width="354"><strong>Temps partiel </strong>: pas d’avantages pour les entreprises qui le pratiquent.<strong></strong><strong></strong><strong>Un label hommes-femmes </strong>: les entreprises qui respectent le plan d’égalité salariale recevront ce label et pourront le mettre sur leurs produits.Instauration d’un service mixte de trois mois.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="112"><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="color: #85004b;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #85004b;"><strong>François Hollande </strong></span></p>
<p><span style="color: #85004b;"><strong>Parti socialiste</strong></span></p>
<p>&nbsp;</td>
<td style="text-align: justify;" valign="top" width="354"><strong>Egalité salariale </strong>: si au bout d’un an, des entreprises n’ont pas signé les accords sur le sujet avec les partenaires sociaux, les exonérations sociales qui leur sont versées seront suspendues.<strong>Temps partiel </strong>: ce sont les femmes qui sont majoritairement concernées par le temps partiel. Afin de lutter contre la précarité, les CDD et temps partiel, François Hollande propose que les cotisations chômage soient modulées selon la durée du contrat.</p>
<p><strong>Parité </strong>: François Hollande promet un gouvernement paritaire. Les partis qui ne présentent pas autant de femmes que d’hommes ne toucheront pas un euro de l’Etat et ceux qui n’atteignent pas 50% de femmes élues à l’Assemblée nationale paieront une pénalité.</p>
<p>Faire appliquer les lois déjà existantes sur la parité, les violences faites aux femmes, l’égalité professionnelle. Dans le cas de violences conjugales, il est pour l’expulsion du conjoint violent du domicile.</p>
<p><strong>IVG </strong>: installation d’un centre IVG dans chaque centre hospitalier. L’acte sera remboursé à 100% partout.</p>
<p><strong>Contraception </strong>: mise en place d’un forfait mineures contraception, pour les jeunes filles de moins de 18 ans, qui leur donnera accès à la contraception et à un médecin.</p>
<p><strong>Accueil de la petite enfance </strong>: soutien aux collectivités locales pour la création de places en crèche. Tous les enfants de 3 ans devront également pouvoir êtres scolarisés.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="112"><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><span style="color: #85004b;"><strong> </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong>Eva Joly </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong>Europe Ecologie-Les verts</strong></span></p>
<p>&nbsp;</td>
<td style="text-align: justify;" valign="top" width="354"><strong>Egalité salariale </strong>: aucune aide publique accordée aux entreprises n’assurant pas l’égalité salariale.<strong></strong><strong></strong><strong>Temps partiel </strong>: le limiter drastiquement. Les exonérations de charges sociales seront réservées aux CDI dont le temps de travail est supérieur à 30 heures.<strong></strong></p>
<p><strong>Congé parental </strong>: le congé paternité serait obligatoire. Pour le congé parental, au moins 20% devrait être pris par le père.</p>
<p><strong>IVG </strong>: revenir sur la clause de conscience des médecins car beaucoup d’entre eux refusent de pratiquer l’IVG. Il faudrait également soutenir financièrement le planning familial.</p>
<p><strong>Accueil de la petite enfance </strong>: création de 400 000 places en crèche. Et ne pas stigmatiser les nounous musulmanes.</p>
<p><strong>Violences faites aux femmes </strong>: mieux former les policiers pour la prise en charge des victimes.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="112"><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><span style="color: #85004b;"><strong>Marie Le Pen </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong>Front National</strong></span></p>
<p>&nbsp;</td>
<td style="text-align: justify;" valign="top" width="354"><strong>Egalité salariale </strong>: mise en place de mesures coercitives passant par un dépôt de plainte de la part des syndicats ayant accès à la grille de salaire.<strong></strong><strong></strong><strong>Parité </strong>: pas de mesure en faveur de la parité en politique.</p>
<p><strong>IVG </strong>: dérembourser les « IVG de confort ». <em>« Avorter trois ou quatre fois de suite ne doit pas peser en termes financiers sur la communauté nationale. En parallèle, réorientation du Planning familial car on y présente l’IVG comme la seule solution, en minimisant son impact psychologique »</em>. (<em>Elle</em>du 13 avril 2012)</p>
<p><strong>Adoption </strong>: instauration de l’adoption prénatale. Une femme pourra avant d’accoucher contacter un couple adoptant.</p>
<p><strong>Salaire parental </strong>: création d’un salaire parental qui correspondra à 80 % du SMIC afin de donner un statut et un droit à la retraite à la femme qui aura choisi de se consacrer à l’éducation de ses enfants. Ce congé parental prendrait effet à partir du deuxième enfant et ce pendant trois ans.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="112"><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><span style="color: #85004b;"><strong> </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong> </strong></span><span style="color: #85004b;"><strong>Jean-Luc Mélenchon </strong></span></p>
<p><span style="color: #85004b;"><strong>Front de gauche</strong></span></p>
<p><strong> </strong></td>
<td style="text-align: justify;" valign="top" width="354"><strong>Egalité salariale </strong>: il faut augmenter les sanctions pour les entreprises qui n’appliquent pas l’égalité salariale, faire passer la sanction de 1% de la masse salariale à 10%.<strong>Retraite </strong>: propose une retraite à 60 ans, à taux plein, à 75% du salaire calculé sur les dix meilleures années. De plus, aucune retraite ne doit être inférieure au SMIC. Une mesure qui concerne les deux sexes.<strong></strong></p>
<p><strong>Accueil de la petite enfance</strong> : création de structures d’accueil publiques, gratuites et laïques.</p>
<p><strong>Loi contre le port du voile intégral </strong>: en faveur d’une application stricte. <em>« La burqua n’est pas un problème de laïcité, mais un mauvais traitement infligé aux femmes. Même si elles sont consentantes, nous n’acceptions pas une société où on les enferme dans un chiffon. Tout le monde a le droit de dévisager un autre. Cela s’impose. De gré, sinon de force, par la loi ».</em> (Source : <em>Marie-Claire</em>).</p>
<p><strong>Prostitution </strong>: abolir la prostitution.<strong><br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="112">&nbsp;</p>
<p><span style="color: #85004b;"><strong>Nicolas Sarkozy </strong></span></p>
<p><span style="color: #85004b;"><strong>UMP</strong></span></p>
<p><strong> </strong></td>
<td valign="top" width="354">
<p style="text-align: justify;"><strong>Egalité salariale </strong>: toutes les entreprises de plus de 50 salariés qui n’auront pas conclu un accord visant à l’égalité salariale seront pénalisées financièrement. A déjà été voté le principe de la présence d’au moins 40% de femmes au sein des conseils d’administration des sociétés privées et des entreprises publiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Retraite </strong>: les périodes de congé maternité sont désormais prises en compte pour le calcul de la pension. Les mères qui ont élevé trois enfants conservent pendant cinq ans le droit de partir à la retrait sans pénalité, même si elles se sont arrêtées pendant un an ou plus.<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Accueil de la petite enfance </strong>: en faveur de la création de places d’accueil supplémentaires pour la petite enfance.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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